12 mars 2010

Consommer local : notre cheval de bataille

Image1Regarde bien l'étiquette :

Naissance : Canada / élevage: Australie / abattage: Belgique / découpage: ailleurs en Belgique !

Entre le Canada et l'Australie il y a plus ou moins 17000 kms et entre l'Australie et la Belgique il y a plus ou moins la même distance. Si nous parcourions cette même distance avec une Fiat, il nous faudrait plus de 1500 litres de carburant à 1€ le litre soit 1500€ et pourtant le prix au kilo de cette viande est tout à fait normal. N'avez vous pas un peu l'impression de bouffer du pétrole plutôt qu'une viande de porc maigre.

Nous avons des producteurs chez nous et la base de l'écologie et de l'économie d'énergie, c'est de ne pas faire faire le tour de la planète à la bête qui est destinée à notre assiette !

Il nous faut de ce fait réinstaurer de la cohérence dans tout cela.... C'est pour cela que nous vous proposons une nouveau contrat de société qui recrée du  lien entre le producteur et le consommateur. Or même si certains ont choisi de passer le pas de se faire transformateurs et distributeurs - et bravo à eux pour leur organisation et leur courage - la distribution et la transformation sont des métiers à part entière, différents du métier de producteurs. C'est en cela, que la Région peut accompagner son agriculture : structurer par une politique cohérente et ambitieuse son agriculture et la consommation des produits locaux.

Quelques propositions très concrètes :

- Donner une part significative aux produits locaux dans la restauration collective : que 50% des produits soit issus de la région. La jeunes génération agricole est prête à s'organiser autour de ce débouché.

- Accompagner la consommation de produits locaux par des tickets "fruits et légumes" (existent légalement), comme les tickets "restaurants". Former les enfants à l'alimentaire.

- Développer les lieux de vente de produits locaux sur les territoires à forte densité : les quartiers d'affaire, les zones d'activité, les lotissements. De 15 points de vente existants aujourd'hui, passer à 100 points de vente en 6 ans.

- Soutenir les jeunes agriculteurs qui s'installent avec un projet de valorisation en circuits courts de tout ou partie de leur production.

- Favoriser le développement économique local par une aide à l'artisanat et aux métiers de bouche.


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